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Le socialisme : monde d’abondance

L’appareil productif actuellement à la disposition de l’homme est capable de fournir une abondance de biens et de services pour la satisfaction des besoins humains. Autrement dit, on a résolu le problème de la production. On a vaincu la rareté. La plupart des gens, cependant, continue à subir, à des degrés divers, la rareté. Cette contradiction s’explique par le fait que le système de distribution, de répartition, des richesses reste toujours fondé sur l’âge de la rareté. Le système de prix-salaires-profits ne correspond plus aux exigences de la technologie.

Le but de la production aujourd’hui n’est pas la satisfaction des besoins humains, mais c’est de faire des profits. « Pas de profit, pas de production » est la règle économique fondamentale d’aujourd’hui. C’est pourquoi la production s’arrête bien avant que les besoins humains soient satisfaits. Si, dans le système actuel, on utilisait l’appareil productif à sa pleine capacité il résulterait une telle abondance de richesses que les prix auraient tendance à tomber vers zéro. On ne ferait plus de profits et on ne gagnerait donc plus d’argent, ni pour entretenir ceux qui vivent des profits ni pour réinvestir dans la production. Tout simplement l’abondance tue les profits. C’est pourquoi ceux qui gèrent le système économique actuel sont obligés de faire tout ce qu’ils peuvent pour empêcher l’abondance de se manifester. Ils sont obligés de maintenir une rareté artificielle afin de préserver le profit, sans lequel le système actuel ne peut fonctionner. Il arrive qu’ils ne réussissent pas à le faire, en particulier dans le domaine de l’agriculture, et la seule « solution » est alors de détruire l’abondance : de verser du lait dans des mines désaffectées, d’enfouir des légumes dans le sol, de laisser des fruits pourrir sur les arbres. Le problème de la misère dans l’abondance est réglé en supprimant l’abondance plutôt qu’en la distribuant à ceux qui en ont besoin ! De plus, le système de prix-salaires-profits est non seulement un système de rareté artificielle, c’est aussi un système de gaspillage organisé : les biens sont fabriqués pour ne pas durer trop longtemps afin de maintenir des ventes et ainsi des profits. Les ressources du monde sont pillées en vue d’un profit immédiat. Et puis, il y a les armements…

Si la production est aujourd’hui organisée sur une base absurde, la consommation l’est également. Ici la règle fondamentale est « pas argent, pas de consommation ». Sans argent nos besoins sont ignorés si urgents qu’ils soient. La source de l’argent pour la grande majorité des gens cependant, c’est les salaires qu’ils reçoivent de la vente de leurs énergies mentales et physiques à un employeur. Le salaire est un prix et comme tout prix, il est fixé par le coût de production – dans ce cas, le coût des biens et des services que le travailleur consomme afin de se maintenir en état de travailler. Dans le système actuel la consommation de la grande majorité, c’est-à-dire, celle des travailleurs salariés (ouvriers, employés, fonctionnaires), est forcément restreinte à ce niveau. Ils sont rationnés par leur feuille de paie et de ce fait ne constituent pas un débouché assez grand pour absorber l’abondance des biens et des services que l’industrie moderne peut fournir. Cette situation est inhérente au système de prix-salaires-profits où le pouvoir d’achat clé la plupart des gens dépend du prix qu’ils reçoivent de la vente de leur force de travail.

Le système de prix-salaires-profits est irrationnel et ne sert pas l’intérêt de l’humanité. Il faut donc l’abolir. Il faut le remplacer par un système organisé sur une tout autre base, où les moyens de production seront devenus le patrimoine commun de tous. Sur cette base l’abondance virtuelle de l’industrie moderne pourra être réalisée et les besoins humains pleinement satisfaits. Il s’agira d’inventorier ces besoins, de planifier la production afin de les satisfaire, et par la suite de distribuer les biens et les services ainsi produits à ceux qui en ont besoin. L’économie d’échange disparaîtra, et avec elle l’argent, les prix, les salaires et les profits. Les hommes et les femmes participeront au travail de production de l’abondance, une abondance à laquelle, ce devoir social rempli, ils auront le libre accès selon leurs besoins in dividuels. Le principe socialiste « de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins » pourra être rapidement appliqué.

Avec le vrai socialisme tel que nous venons de le décrire l’humanité passera de l’âge de la rareté à l’âge de l’abondance. Le problème de la distribution sera à son tour résolu. Le privilège cédera la place à l’égalité,la privation au confort, et l’insécurité à la sécurité.

Le socialisme : monde d’abondance

L’appareil productif actuellement à la disposition de l’homme est capable de fournir une abondance de biens et de services pour la satisfaction des besoins humains. Autrement dit, on a résolu le problème de la production. On a vaincu la rareté. La plupart des gens, cependant, continue à subir, à des degrés divers, la rareté. Cette contradiction s’explique par le fait que le système de distribution, de répartition, des richesses reste toujours fondé sur l’âge de la rareté. Le système de prix-salaires-profits ne correspond plus aux exigences de la technologie.

Le but de la production aujourd’hui n’est pas la satisfaction des besoins humains, mais c’est de faire des profits. « Pas de profit, pas de production » est la règle économique fondamentale d’aujourd’hui. C’est pourquoi la production s’arrête bien avant que les besoins humains soient satisfaits. Si, dans le système actuel, on utilisait l’appareil productif à sa pleine capacité il résulterait une telle abondance de richesses que les prix auraient tendance à tomber vers zéro. On ne ferait plus de profits et on ne gagnerait donc plus d’argent, ni pour entretenir ceux qui vivent des profits ni pour réinvestir dans la production. Tout simplement l’abondance tue les profits. C’est pourquoi ceux qui gèrent le système économique actuel sont obligés de faire tout ce qu’ils peuvent pour empêcher l’abondance de se manifester. Ils sont obligés de maintenir une rareté artificielle afin de préserver le profit, sans lequel le système actuel ne peut fonctionner. Il arrive qu’ils ne réussissent pas à le faire, en particulier dans le domaine de l’agriculture, et la seule « solution » est alors de détruire l’abondance : de verser du lait dans des mines désaffectées, d’enfouir des légumes dans le sol, de laisser des fruits pourrir sur les arbres. Le problème de la misère dans l’abondance est réglé en supprimant l’abondance plutôt qu’en la distribuant à ceux qui en ont besoin ! De plus, le système de prix-salaires-profits est non seulement un système de rareté artificielle, c’est aussi un système de gaspillage organisé : les biens sont fabriqués pour ne pas durer trop longtemps afin de maintenir des ventes et ainsi des profits. Les ressources du monde sont pillées en vue d’un profit immédiat. Et puis, il y a les armements…

Si la production est aujourd’hui organisée sur une base absurde, la consommation l’est également. Ici la règle fondamentale est « pas argent, pas de consommation ». Sans argent nos besoins sont ignorés si urgents qu’ils soient. La source de l’argent pour la grande majorité des gens cependant, c’est les salaires qu’ils reçoivent de la vente de leurs énergies mentales et physiques à un employeur. Le salaire est un prix et comme tout prix, il est fixé par le coût de production – dans ce cas, le coût des biens et des services que le travailleur consomme afin de se maintenir en état de travailler. Dans le système actuel la consommation de la grande majorité, c’est-à-dire, celle des travailleurs salariés (ouvriers, employés, fonctionnaires), est forcément restreinte à ce niveau. Ils sont rationnés par leur feuille de paie et de ce fait ne constituent pas un débouché assez grand pour absorber l’abondance des biens et des services que l’industrie moderne peut fournir. Cette situation est inhérente au système de prix-salaires-profits où le pouvoir d’achat clé la plupart des gens dépend du prix qu’ils reçoivent de la vente de leur force de travail.

Le système de prix-salaires-profits est irrationnel et ne sert pas l’intérêt de l’humanité. Il faut donc l’abolir. Il faut le remplacer par un système organisé sur une tout autre base, où les moyens de production seront devenus le patrimoine commun de tous. Sur cette base l’abondance virtuelle de l’industrie moderne pourra être réalisée et les besoins humains pleinement satisfaits. Il s’agira d’inventorier ces besoins, de planifier la production afin de les satisfaire, et par la suite de distribuer les biens et les services ainsi produits à ceux qui en ont besoin. L’économie d’échange disparaîtra, et avec elle l’argent, les prix, les salaires et les profits. Les hommes et les femmes participeront au travail de production de l’abondance, une abondance à laquelle, ce devoir social rempli, ils auront le libre accès selon leurs besoins in dividuels. Le principe socialiste « de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins » pourra être rapidement appliqué.

Avec le vrai socialisme tel que nous venons de le décrire l’humanité passera de l’âge de la rareté à l’âge de l’abondance. Le problème de la distribution sera à son tour résolu. Le privilège cédera la place à l’égalité,la privation au confort, et l’insécurité à la sécurité.

Ils ont raison (7)

Gustave Rodrigues dans Le Droit à la vie (1934).

Supprimons la monnaie !

Mais l’effet le plus remarquable du progrès technique, c’est de faire sortir du cercle du commerce et des échanges un grand nombre des biens qu’il contenait originairement parce qu’ils étaient rares et qui tendent à s’en évader à mesure qu’ils abondent. Comme ce changement date d’hier, nous nous en rendons difficilement compte. Mais de jour en jour il s’impose davantage à notre réflexion. Et c’est lui qui nous apporte la seule solution rationnelle du problème.
Qu’on nous permette une anticipation qui, à notre sens, ne devance que de fort peu les réalisations futures. Imaginons que brusquement l’homme cesse de produire en vue de profit et qu’il se propose uniquement la satisfaction des besoins. Du coup les perspectives économiques sont changées. Il ne s’agit plus d’accaparer la production pour le compte de quelques-uns, ce qui conduit à la raréfier, mais de la distribuer aussi largement que possible à tous, ce qui amène à l’intensifier. L’abondance cesse d’être une catastrophe pour devenir un bienfait. Il n’y aura plus d’autre limite à la production que l’assouvissement complet de tous les désirs de tous, ce qui pratiquement entraîne un formidable développement du machinisme, une hausse immédiate du niveau de la vie générale.
Ce jour-là pourrait et devrait être proche, disons plus, si l’humanité était compréhensive elle devrait déjà l’avoir atteint. Les technocrates américains prétendent qu’on pourrait dès maintenant faire de chaque Américain moyen—et quel est l’Américain qui n’appartiendrait pas à la moyenne?—si les machines des Etats-Unis donnaient le plein de leur production, un individu disposant de 20.000 dollars par an (le dollar étant compté à vingt-cinq francs), soit 500.000 francs de notre monnaie. Mais ce n’est là à notre sens qu’une façon de s’exprimer, car le jour où il en serait ainsi il ne serait plus question de monnaie.
Devant cette profusion des produits qui comblent tous les besoins et tous les désirs humains, il ne s’agit plus ni d’acheter ni de vendre, mais de prendre. Comment parler encore d’échange là où pratiquement tout se trouve à la disposition de tous? L’échange ne se conçoit qu’entre gens dont l’un désire ce qu’il n’a pas et qu’un autre possède, celui-ci désirant, directement ou indirectement, ce que le premier détient et que lui-même n’a pas. C’est dire que tout échange et donc toute tractation en argent suppose un manque, une privation, en un mot une pauvreté. Là où il existe un trop-plein, il n’y a plus à qu’à distribuer.
Et à distribuer gratuitement. Voilà le grand mot lâché. De prime abord, il surprend et même il indigne. Comment? Vous allez me délivrer pour rien ce que je désire? Mais parfaitement, du moins dans la mesure où la chose est possible. Vous le recevrez pour rien dès l’instant qu’il y aura de quoi satisfaire également pour rien à des désirs analogues exprimés pour tous les autres. La limitation et le rationnement ne subsisteront que dans les domaines de la production où il ne sera pas encore possible d’avoir autant qu’il faut et plus qu’il ne faut pour tous.
Il importe de nous familiariser au plus vite avec ces idées neuves qui bouleversent de fond en comble nos anciennes manières de voir. Le passage du rare à l’abondant entraîne logiquement celui du payant au gratuit. Une politique de la hausse des prix, telle que la préconise et la pratique Roosevelt, est proprement insensée et contraire à ce qu’il y a par ailleurs de neuf et de hardi dans ses conceptions. Le vrai, c’est qu’on doit finalement aboutir à la suppression des prix.

Ils ont raison (7)

Gustave Rodrigues dans Le Droit à la vie (1934).

Supprimons la monnaie !

Mais l’effet le plus remarquable du progrès technique, c’est de faire sortir du cercle du commerce et des échanges un grand nombre des biens qu’il contenait originairement parce qu’ils étaient rares et qui tendent à s’en évader à mesure qu’ils abondent. Comme ce changement date d’hier, nous nous en rendons difficilement compte. Mais de jour en jour il s’impose davantage à notre réflexion. Et c’est lui qui nous apporte la seule solution rationnelle du problème.
Qu’on nous permette une anticipation qui, à notre sens, ne devance que de fort peu les réalisations futures. Imaginons que brusquement l’homme cesse de produire en vue de profit et qu’il se propose uniquement la satisfaction des besoins. Du coup les perspectives économiques sont changées. Il ne s’agit plus d’accaparer la production pour le compte de quelques-uns, ce qui conduit à la raréfier, mais de la distribuer aussi largement que possible à tous, ce qui amène à l’intensifier. L’abondance cesse d’être une catastrophe pour devenir un bienfait. Il n’y aura plus d’autre limite à la production que l’assouvissement complet de tous les désirs de tous, ce qui pratiquement entraîne un formidable développement du machinisme, une hausse immédiate du niveau de la vie générale.
Ce jour-là pourrait et devrait être proche, disons plus, si l’humanité était compréhensive elle devrait déjà l’avoir atteint. Les technocrates américains prétendent qu’on pourrait dès maintenant faire de chaque Américain moyen—et quel est l’Américain qui n’appartiendrait pas à la moyenne?—si les machines des Etats-Unis donnaient le plein de leur production, un individu disposant de 20.000 dollars par an (le dollar étant compté à vingt-cinq francs), soit 500.000 francs de notre monnaie. Mais ce n’est là à notre sens qu’une façon de s’exprimer, car le jour où il en serait ainsi il ne serait plus question de monnaie.
Devant cette profusion des produits qui comblent tous les besoins et tous les désirs humains, il ne s’agit plus ni d’acheter ni de vendre, mais de prendre. Comment parler encore d’échange là où pratiquement tout se trouve à la disposition de tous? L’échange ne se conçoit qu’entre gens dont l’un désire ce qu’il n’a pas et qu’un autre possède, celui-ci désirant, directement ou indirectement, ce que le premier détient et que lui-même n’a pas. C’est dire que tout échange et donc toute tractation en argent suppose un manque, une privation, en un mot une pauvreté. Là où il existe un trop-plein, il n’y a plus à qu’à distribuer.
Et à distribuer gratuitement. Voilà le grand mot lâché. De prime abord, il surprend et même il indigne. Comment? Vous allez me délivrer pour rien ce que je désire? Mais parfaitement, du moins dans la mesure où la chose est possible. Vous le recevrez pour rien dès l’instant qu’il y aura de quoi satisfaire également pour rien à des désirs analogues exprimés pour tous les autres. La limitation et le rationnement ne subsisteront que dans les domaines de la production où il ne sera pas encore possible d’avoir autant qu’il faut et plus qu’il ne faut pour tous.
Il importe de nous familiariser au plus vite avec ces idées neuves qui bouleversent de fond en comble nos anciennes manières de voir. Le passage du rare à l’abondant entraîne logiquement celui du payant au gratuit. Une politique de la hausse des prix, telle que la préconise et la pratique Roosevelt, est proprement insensée et contraire à ce qu’il y a par ailleurs de neuf et de hardi dans ses conceptions. Le vrai, c’est qu’on doit finalement aboutir à la suppression des prix.

La question « d’un monde sans argent »

Aujourd’hui, les moyens de production et de distribution des richesses de la société sont la propriété privée d’une minorité privilégiée de la population. Cette appropriation exclut obligatoirement l’immense majorité du libre accès aux biens et aux services produits, nécessaires à leur vie quotidienne et à la satisfaction de leurs besoins. En effet, pour se procurer les biens et les services dont ils ont besoin, y compris les plus élémentaires (nourriture, habillement, logement, transports, etc.), les travailleurs doivent les acheter à leurs propriétaires. En d’autres termes, ils doivent échanger de l’argent contre le bien ou le service qu’ils souhaitent acquérir ou utiliser : ceux qui produisent les richesses de la société (les salariés) doivent donc dépenser l’argent qu’ils ont obtenu en échange de leur travail (leurs salaires) pour acheter les richesses qu’ils ont eux-mêmes produites (les nécessités de l’existence) à ceux qui les possèdent mais ne les produisent pas.

L’existence de la propriété privée entraîne donc celle de l’échange et, par voie de conséquence celle de l’argent, ou, plus exactement, celle des moyens de paiement. Autrement dit, l’argent existe parce que la propriété privée existe. Il est nécessaire uniquement parce que les biens et les services produits sont appropriés par quelques-uns. Pour cette raison, il est un équivalent universel : d’une part, unité de mesure qui permet de calculer les prix (coûts de revient, bénéfices, etc.) afin d’établir une comparaison entre les marchandises sur le marché, d’autre part, moyen d’échange, c’est-à-dire intermédiare entre le vendeur et l’acheteur.

D’après les économistes officiels (ceux qui ne remettent pas en cause l’existence de l’argent), celui-ci est un instrument simple et utile qui facilite de la façon la plus efficace possible la production et l’échange des biens et des services, et laisse aux gens le choix de leur consommation. Il y a un élément de vérité dans cette affirmation. En effet, l’argent est certainement supérieur au troc. Sans comptes bancaires, chèques ou cartes de crédit, les échange, à leurs niveaux actuels, seraient tout simplement impossibles. D’un autre côté, pour les salariés, ce système est préférable au paiement en nature puisque, ainsi, ce sont eux, et non leurs employeurs, qui décident de ce qu’ils veulent consommer ou pas.
Cependant, l’existence de l’argent crée une pénurie artificielle car le montant de nos achats est limité par la quantité d’argent que nous possédons. En tant que consommateurs, nous n’achetons pas en fonction de nos besoins, mais en fonction de nos revenus. Pour les plus démunis, le manque d’argent apparaît ainsi comme un obstacle à l’acquisition des biens même les plus indispensables et, donc, à la satisfaction de leurs nécessités.
Un autre aspect à prendre en considération est que le système monétaire est un système gaspilleur en ressources et en force de travail. II requiert une main d’oeuvre importante et coûteuse pour assurer son fonctionnement : depuis les salariés impliqués dans la fabrication et la maintenance des machines nécessaires a l’impression des moyens de paiement (pièces de monnaie, billets de banque, chèques bancaires, cartes de crédit, factures, tickets de transport, tickets d’entrée au cinéma ou au théâtre, etc.), au transport de ces moyens (camions blindés, sacs, armes), à leur dépôt (innombrables agences bancaires) et à leur protection (systèmes de sécurité, gardes, etc.), jusqu’à ceux engagés dans la production et le contrôle des moyens de paiement eux-mêmes, mais aussi du papier et des autres matières nécessaires à la fabrication de ces cartes, factures, billets, tickets, etc., en passant par ceux qui sont charges du dépistage et de la répression des vols et de la fraude financière et fiscale (l’immense majorité des actes délictuels), sans oublier ceux dont le travail consiste à encaisser, payer, compter, surveiller, transporter, etc. Tout ceci dévie et gaspille des ressources matérielles et humaines considérables… qui seront économisées dans le socialisme où les moyens de paiement n’existeront plus et qui permettront de réduire le temps de travail de façon considérable.
Mais le trait le plus négatif de l’argent est sans doute celui d’être un système socialement destructeur puisqu’il a des effets négatifs tant sur le comportement de chaque personne que sur les relations entre les individus. L’argent sape les relations sociales. II tend à atomiser les êtres humains. En effet, il pousse à l’accumulation et à la délinquance ; il introduit la méfiance entre les individus et empoisonne les relations humaines. Dans le socialisme, l’argent aura disparu. Les membres de la société n’auront plus de raison de se méfier les uns des autres, il ne poussera pas ceux qui en sont démunis à voler et ceux qui en ont beaucoup à en vouloir toujours plus. II va sans dire que sa disparition aura un effet bénéfique sur le comportement humain.
Si, dans le capitalisme, les biens et les services, nécessaires à la vie des membres de la société et au fonctionnement de cette dernière, sont produits dans le seul but de générer un profit pour la minorité possédante, dans le socialisme, ils seront produits en réponse aux besoins exprimes par la population.
Dans la société future, la production et la distribution seront donc organisées selon le principe socialiste : « De chacun selon ses capacités a chacun selon ses besoins ». De cette manière, tous auront libre accès aux produits de la société. En effet, à partir du moment où tous les membres de la société possèdent collectivement et contrôlent la production et la distribution des biens et des services qu’ils souhaitent, il n’y a plus de raison de leur faire payer de l’argent pour prendre ou utiliser ce qui leur appartient déjà.
Dans le socialisme, l’accès aux richesses produites sera donc libre et gratuit puisque la suppression de la propriété privée entraînera l’élimination des opérations d’achat-vente, du système des prix, de la rente foncière, de l’intérêt financier et du profit économique, ainsi que du système du salariat. Elle rendra ainsi l’argent inutile. Les richesses produites étant devenues la propriété commune de l’humanité et l’argent ayant disparu, comment et à qui allons-nous acheter des biens ou des services qui nous appartiennent déjà ?
Quant à la crainte que certains en profitent pour prendre plus que de besoin, au détriment de l’intérêt général, là encore, on attribue aux membres de la société socialiste un comportement typique de la société capitaliste, dans laquelle tout est rationné par la quantité d’argent que chacun possède et ou, effectivement, si l’occasion se présente, on aura tendance à prendre plus que nécessaire de crainte que l’occasion ne se pressente plus. Ce comportement, cependant, est peu probable dans le socialisme pour la simple raison que tous les biens et les services seront produits en abondance et mis à la libre disposition de tous. De cette façon, personne n’aura à craindre de manquer d’un bien ou d’un service spécifique puisque ce même bien ou service sera en libre accès, non seulement le jour même, mais le lendemain, le surlendemain, la semaine, le mois ou l’année suivants.
On peut d’ailleurs, dans le capitalisme, se faire une idée de la situation puisque certains biens ou services sont à la libre disposition de la population qui n’en fait pas pour autant une consommation excessive. En effet, déjà aujourd’hui, l’eau de nombreuses fontaines publiques est gratuite sans que les gens n’en boivent jusqu’à ce qu’elle leur sorte par les yeux ou qu’ils ne fassent la queue en permanence pour remplir leurs gourdes ou leurs bidons. Dans certaines villes des États-Unis et du Canada, les appels téléphoniques locaux sont gratuits sans que pour autant les gens ne passent leur temps dans les cabines téléphoniques. Dans la ville de Hasselt en Belgique, les transports urbains sont gratuits. Est-ce que les habitants de cette ville passent leur vie dans le bus sous prétexte qu’ils ne payent rien ? Bien sûr que non. Lorsqu’un bien ou un service est gratuit, les gens s’y habituent, sachant qu’il est là, à leur disposition, et ne prennent que ce dont ils ont besoin. Ce sera la même chose dans la société sans argent (ou, plus exactement, sans moyen d’échange payant comme l’argent).

La question « d’un monde sans argent »

Aujourd’hui, les moyens de production et de distribution des richesses de la société sont la propriété privée d’une minorité privilégiée de la population. Cette appropriation exclut obligatoirement l’immense majorité du libre accès aux biens et aux services produits, nécessaires à leur vie quotidienne et à la satisfaction de leurs besoins. En effet, pour se procurer les biens et les services dont ils ont besoin, y compris les plus élémentaires (nourriture, habillement, logement, transports, etc.), les travailleurs doivent les acheter à leurs propriétaires. En d’autres termes, ils doivent échanger de l’argent contre le bien ou le service qu’ils souhaitent acquérir ou utiliser : ceux qui produisent les richesses de la société (les salariés) doivent donc dépenser l’argent qu’ils ont obtenu en échange de leur travail (leurs salaires) pour acheter les richesses qu’ils ont eux-mêmes produites (les nécessités de l’existence) à ceux qui les possèdent mais ne les produisent pas.

L’existence de la propriété privée entraîne donc celle de l’échange et, par voie de conséquence celle de l’argent, ou, plus exactement, celle des moyens de paiement. Autrement dit, l’argent existe parce que la propriété privée existe. Il est nécessaire uniquement parce que les biens et les services produits sont appropriés par quelques-uns. Pour cette raison, il est un équivalent universel : d’une part, unité de mesure qui permet de calculer les prix (coûts de revient, bénéfices, etc.) afin d’établir une comparaison entre les marchandises sur le marché, d’autre part, moyen d’échange, c’est-à-dire intermédiare entre le vendeur et l’acheteur.

D’après les économistes officiels (ceux qui ne remettent pas en cause l’existence de l’argent), celui-ci est un instrument simple et utile qui facilite de la façon la plus efficace possible la production et l’échange des biens et des services, et laisse aux gens le choix de leur consommation. Il y a un élément de vérité dans cette affirmation. En effet, l’argent est certainement supérieur au troc. Sans comptes bancaires, chèques ou cartes de crédit, les échange, à leurs niveaux actuels, seraient tout simplement impossibles. D’un autre côté, pour les salariés, ce système est préférable au paiement en nature puisque, ainsi, ce sont eux, et non leurs employeurs, qui décident de ce qu’ils veulent consommer ou pas.
Cependant, l’existence de l’argent crée une pénurie artificielle car le montant de nos achats est limité par la quantité d’argent que nous possédons. En tant que consommateurs, nous n’achetons pas en fonction de nos besoins, mais en fonction de nos revenus. Pour les plus démunis, le manque d’argent apparaît ainsi comme un obstacle à l’acquisition des biens même les plus indispensables et, donc, à la satisfaction de leurs nécessités.
Un autre aspect à prendre en considération est que le système monétaire est un système gaspilleur en ressources et en force de travail. II requiert une main d’oeuvre importante et coûteuse pour assurer son fonctionnement : depuis les salariés impliqués dans la fabrication et la maintenance des machines nécessaires a l’impression des moyens de paiement (pièces de monnaie, billets de banque, chèques bancaires, cartes de crédit, factures, tickets de transport, tickets d’entrée au cinéma ou au théâtre, etc.), au transport de ces moyens (camions blindés, sacs, armes), à leur dépôt (innombrables agences bancaires) et à leur protection (systèmes de sécurité, gardes, etc.), jusqu’à ceux engagés dans la production et le contrôle des moyens de paiement eux-mêmes, mais aussi du papier et des autres matières nécessaires à la fabrication de ces cartes, factures, billets, tickets, etc., en passant par ceux qui sont charges du dépistage et de la répression des vols et de la fraude financière et fiscale (l’immense majorité des actes délictuels), sans oublier ceux dont le travail consiste à encaisser, payer, compter, surveiller, transporter, etc. Tout ceci dévie et gaspille des ressources matérielles et humaines considérables… qui seront économisées dans le socialisme où les moyens de paiement n’existeront plus et qui permettront de réduire le temps de travail de façon considérable.
Mais le trait le plus négatif de l’argent est sans doute celui d’être un système socialement destructeur puisqu’il a des effets négatifs tant sur le comportement de chaque personne que sur les relations entre les individus. L’argent sape les relations sociales. II tend à atomiser les êtres humains. En effet, il pousse à l’accumulation et à la délinquance ; il introduit la méfiance entre les individus et empoisonne les relations humaines. Dans le socialisme, l’argent aura disparu. Les membres de la société n’auront plus de raison de se méfier les uns des autres, il ne poussera pas ceux qui en sont démunis à voler et ceux qui en ont beaucoup à en vouloir toujours plus. II va sans dire que sa disparition aura un effet bénéfique sur le comportement humain.
Si, dans le capitalisme, les biens et les services, nécessaires à la vie des membres de la société et au fonctionnement de cette dernière, sont produits dans le seul but de générer un profit pour la minorité possédante, dans le socialisme, ils seront produits en réponse aux besoins exprimes par la population.
Dans la société future, la production et la distribution seront donc organisées selon le principe socialiste : « De chacun selon ses capacités a chacun selon ses besoins ». De cette manière, tous auront libre accès aux produits de la société. En effet, à partir du moment où tous les membres de la société possèdent collectivement et contrôlent la production et la distribution des biens et des services qu’ils souhaitent, il n’y a plus de raison de leur faire payer de l’argent pour prendre ou utiliser ce qui leur appartient déjà.
Dans le socialisme, l’accès aux richesses produites sera donc libre et gratuit puisque la suppression de la propriété privée entraînera l’élimination des opérations d’achat-vente, du système des prix, de la rente foncière, de l’intérêt financier et du profit économique, ainsi que du système du salariat. Elle rendra ainsi l’argent inutile. Les richesses produites étant devenues la propriété commune de l’humanité et l’argent ayant disparu, comment et à qui allons-nous acheter des biens ou des services qui nous appartiennent déjà ?
Quant à la crainte que certains en profitent pour prendre plus que de besoin, au détriment de l’intérêt général, là encore, on attribue aux membres de la société socialiste un comportement typique de la société capitaliste, dans laquelle tout est rationné par la quantité d’argent que chacun possède et ou, effectivement, si l’occasion se présente, on aura tendance à prendre plus que nécessaire de crainte que l’occasion ne se pressente plus. Ce comportement, cependant, est peu probable dans le socialisme pour la simple raison que tous les biens et les services seront produits en abondance et mis à la libre disposition de tous. De cette façon, personne n’aura à craindre de manquer d’un bien ou d’un service spécifique puisque ce même bien ou service sera en libre accès, non seulement le jour même, mais le lendemain, le surlendemain, la semaine, le mois ou l’année suivants.
On peut d’ailleurs, dans le capitalisme, se faire une idée de la situation puisque certains biens ou services sont à la libre disposition de la population qui n’en fait pas pour autant une consommation excessive. En effet, déjà aujourd’hui, l’eau de nombreuses fontaines publiques est gratuite sans que les gens n’en boivent jusqu’à ce qu’elle leur sorte par les yeux ou qu’ils ne fassent la queue en permanence pour remplir leurs gourdes ou leurs bidons. Dans certaines villes des États-Unis et du Canada, les appels téléphoniques locaux sont gratuits sans que pour autant les gens ne passent leur temps dans les cabines téléphoniques. Dans la ville de Hasselt en Belgique, les transports urbains sont gratuits. Est-ce que les habitants de cette ville passent leur vie dans le bus sous prétexte qu’ils ne payent rien ? Bien sûr que non. Lorsqu’un bien ou un service est gratuit, les gens s’y habituent, sachant qu’il est là, à leur disposition, et ne prennent que ce dont ils ont besoin. Ce sera la même chose dans la société sans argent (ou, plus exactement, sans moyen d’échange payant comme l’argent).

A-t-on besoin des banques ?

Bien sûr que non, comme expliqué dans cet entretien intéressant.

A-t-on besoin des banques ?

Bien sûr que non, comme expliqué dans cet entretien intéressant.